Alain Djiboune : j’ai lancé +Superstars+ pour mettre fin à mes frustrations

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Le photographe Alain Djiboune qui a lancé récemment le journal sportif Superstars, un mensuel qui en est à son troisième numéro, a expliqué s’être investi dans le journalisme, suite à plusieurs frustrations nées surtout de l’impossibilité dans laquelle il était de ne pouvoir immortaliser sur pellicule les sportifs, notamment les Lions du football.

J’ai été un reporter photographe pendant plusieurs années, attaché à la direction du stade Léopold Sédar Senghor. J’y vivais tous les jours mais je ne pouvais jamais photographier les footballeurs lors des matches internationaux, a notamment confié à l’APS le reporter photographe.

Depuis décembre dernier, Alain Djiboune est devenu patron de presse après la sortie du premier numéro de Superstars. Ancien collaborateur de plusieurs publications avant de voler de ses propres ailes, il ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait faire son travail de reporter comme tout le monde lors des matches des équipes nationales du Sénégal.

Finalement, après avoir collaboré avec plusieurs publications et obtenu le sésame qui m’a permis d’accéder aux compétitions internationales, j’ai noté aussi que la photo était le parent pauvre du traitement de l’actualité, a-t-il expliqué. Il a souligné avoir décidé de se lancer dans la publication en mettant sur pied un journal où les photos seront aussi importantes que les textes. C’est cela que nous essayons de faire avec Superstars qui contrairement à ce que les gens pourraient penser ne s’occupe pas uniquement que de football, a-t-il relevé, rappelant que les trois premiers numéros ont parlé de football à cause de l’actualité.

A part le premier numéro consacré aux Sénégalais du Portugal qui sont des illustres inconnus des supporters sénégalais, nous avons parlé dans nos deux autres numéros des Lions, a-t-il reconnu, indiquant que le second numéro est allé à la rencontre des Lions qui fêtaient la Tabaski en famille. Alain Djiboune qui est venu à la photo par un simple hasard lui l’électricien de formation, et qui se dit très proche des footballeurs sénégalais souhaite que son journal puisse montrer l’autre côté des footballeurs sénégalais. L’occasion nous a été donnée avec la fête de la Tabaski que certains joueurs n’avaient pas passé chez eux depuis plus d’une dizaine d’années.

Nous avons profité pour les photographier avec des tenues traditionnelles, rappelle-t-il indiquant que le 3-ème ayant coïncidé avec la CAN 2006, nous avons parlé de cette compétition. Mais c’est en insistant sur d’autres aspects comme la venue d’Akon (rappeur sénégalais établi aux Etats-Unis) dans l’antre des Lions à Ismaïla en Egypte. Ce reporter photographe qui adore la danse a participé à plusieurs festivals de danse. A mes débuts comme photographe à la fin des années 90 à Tambacounda, certaines personnes me riaient au nez quand elles me voyaient un appareil photo en bandoulière, indique le jeune directeur de publication âgé de 29 ans. SD/AD

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