Sport : Allemagne, Turquie… une reprise progressive du football en Europe

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Le gouvernement allemand a donné son feu vert ce mercredi à la reprise de ses championnats le samedi 16 mai, comme le Portugal, la Croatie, la Serbie et la Turquie.


Beaucoup le disent depuis le début du confinement : le jour où on pourra rejouer au foot à défaut de remplir des stades, c’est qu’on commencera à voir le bout du tunnel. Alors en Europe, on commence à l’apercevoir car certains pays ont donné ce mercredi, leur feu vert à la reprise prochaine et progressive du jeu. Ce n’est pas encore le cas en France puisqu’il est toujours prévu d’attendre le mois d’août, au plus tôt, pour revoir la couleur d’un ballon. En Allemagne en revanche, c’est reparti.

Jugeant la situation sanitaire « satisfaisante », la Chancelière Angela Merkel a dit banco à une reprise de la Bundesliga dans les plus brefs délais, à huis clos évidemment. Sur la base de mesures sanitaires draconiennes, la Bundesliga sera donc le premier championnat de football majeur à redémarrer après deux mois d’arrêt.

L’Allemagne reprendra le samedi 16 mai à huis clos pour sa 26e journée, avec notamment le derby de la Ruhr Dortmund-Schalke, a indiqué ce jeudi la Ligue (DFL). « Nous sommes heureux, c’est un signal important et formidable pour la Bundesliga. Il est important que la saison se décide sur le terrain, et non sur tapis vert comme en France », s’est réjoui le patron du Bayern Karl-Heinz Rummenigge.

Une décision qui ne fait pas l’unanimité

En jouant les neuf dernières journées de saison, la Bundesliga (D1 et D2) va récupérer 300 millions d’euros de droits TV pour donner de l’air à un secteur d’activité à l’agonie qui emploie 56 000 personnes. Des employés qui devront prendre toutes les précautions car l’Allemagne comme les autres pays n’est à pas l’abri d’une deuxième vague de la pandémie.

Outre-Rhin du reste, cette décision n’est pas acceptée avec des sourires partout. L’ancienne championne du monde du poids Christina Schwanitz estime par exemple que le football bénéficie de passe-droits inacceptables : « Je ne trouve pas ça bien que le football ait cette position particulière et s’assoie sur tout le reste, juste parce qu’il génère beaucoup d’argent. »

L’Allemagne sera le premier mais n’est pas seul à dire « on y retourne! » Relativement épargné par le coronavirus – un millier de morts pour dix millions d’habitants – le Portugal dit oui à la reprise du championnat pour jouer ses dix dernières journées en D1, à huis clos vers la fin mai. Là-bas, les entraînements ont recommencé dès lundi dernier. L’objectif est de sortir de l’asphyxie économique. « L’avenir de notre football n’est pas assuré », s’est même inquiété le président de la fédération Fernando Gomes.

Même chose en Turquie où le championnat reprendra le 12 juin dans un pays qui espère toujours accueillir en août à Istanbul, la finale de la Ligue des champions.

La Croatie va reprendre le 6 juin, la Serbie le 30 mai. L’Espagne, l’Angleterre et l’Italie gardent un mince espoir de refouler les pelouses avant l’été. Ce ne sera pas le cas en France, aux Pays-Bas ni en Belgique qui, ce mercredi a annoncé la suspension de toutes les compétitions sportives dans le pays jusqu’au 31 juillet.

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